Entretien avec Laurent Cohen-Tanugi

Q : Quel est le projet à l’origine de la création de votre cabinet ?

LCT : Après 25 ans d’une expérience vaste et diversifiée comme associé de deux des plus prestigieux cabinets d’avocat d’affaires internationaux – Cleary Gottlieb et Skadden Arps-, ainsi que General counsel d’un grand groupe pharmaceutique, j’ai souhaité valoriser cet acquis dans un cadre renouant avec l’esprit d’une profession libérale, et suffisamment souple pour me permettre d’exercer concomitamment mes autres activités de conseil aux gouvernements sur les questions européennes et internationales, d’essayiste, d’éditorialiste et d’enseignant.

Q : Quelle est la spécificité de votre cabinet ?

LCT : Il s’agit d’une structure personnelle, centrée sur des prestations de conseil stratégique intuitu personae, principalement à l’international : c’est la le concept fédérateur, qui se décline en une grande diversité d’applications. C’est également une approche généraliste de « trusted adviser », qui renoue avec l’esprit d’une profession libérale dans un contexte d’industrialisation et de standardisation croissante du marché du droit des affaires.

Par ailleurs, le cabinet associe à des prestations classiques de droit des affaires du conseil sur les politiques publiques, notamment en direction des gouvernements et institutions européennes.

Q : En droit des affaires, quels sont vos domaines d’activité et les types de mission dont vous êtes chargé ?

LCT : Mon expérience généraliste me permet d’intervenir tant dans le domaine du M&A, qui a été historiquement mon activité principale, que dans l’arbitrage international et d’autres types de missions  sui generis, qui font surtout appel à mon expérience, à ma connaissance des affaires internationales, et des Etats-Unis en particulier.

En M&A, je me charge de la planification stratégique de l’opération, de la négociation et de la documentation, en liaison avec les équipes internes de me clients, les conseillers financiers et avec des conseils locaux, le cas échéant. J’ai ainsi conseillé le groupe Heineken, l’un de mes clients historiques, dans l’acquisition d’un brasseur en Algérie.

Je suis également arbitre dans une procédure CCI et mandataire pour la surveillance d’engagements pris par un grand groupe international dans le cadre d’une procédure antitrust. Je peux également intervenir pour coordonner des projets complexes pour le compte de directeurs juridiques de grands groupes ou pour donner un second avis à une étape clef d’une négociation ou d’un contentieux délicat.

Q : Avec qui travaillez-vous ?

LCT : Le caractère intuitu personae et la diversité de mes missions me permettent, soit de travailler en m’appuyant sur les ressources internes de mes clients, soit de faire appel à des équipes externes ou à des consultants spécialisés, si besoin est. Je travaille notamment avec certains de mes anciens collaborateurs qui ont monté des cabinets de niche et avec lesquels il est possible de former une équipe de qualité et très compétitive en termes de coût.

Q : Quels sont vos atouts sur le marché du conseil juridique ?

LCT : Tout d’abord je ne me positionne pas en concurrence avec les grands cabinets, que je considère plutôt comme des partenaires potentiels. Les principaux atouts de mon cabinet sont la diversité de mon expérience professionnelle, mon indépendance, précieuse dans certaines situations face aux multiples conflits d’intérêts des grandes structures, la flexibilité (en termes de types de prestations, mais aussi d’honoraires), et mon profil généraliste et multidisciplinaire, essentiel dans le monde d’aujourd’hui.